Fraude aux eaux minérales : les clés pour comprendre le scandale | 60 Millions de Consommateurs

60 Millions de Consommateurs - 60 Millions de consommateurs - 19/11
La justice a donné raison à Perrier le 18 novembre 2025. Mais ce n’est qu’un répit pour la marque, accusée d’avoir traité ses eaux de façon illégale.

Les salariés de Perrier sont soulagés, les consommateurs peut-être un peu moins. Le tribunal judiciaire de Nanterre a rejeté, le 18 novembre 2025, la demande de l’association UFC-Que Choisir de suspendre la commercialisation de la célèbre eau gazeuse. Perrier peut donc continuer à être vendue comme eau minérale L’horizon n’est cependant pas complètement éclairci pour Perrier. Le préfet du Gard doit décider, d’ici à la fin de l’année, si la marque pourra conserver l’appellation « eau minérale naturelle », qu’elle détient depuis sa création, en 1863. C’est le contrecoup du scandale qui secoue le secteur des eaux minérales et de source depuis les révélations du journal Le Monde et de Radio France début 2024. 

 

Des pratiques interdites, cachées aux autorités

En cause : l’utilisation de techniques de purification, interdites pour ce type d’eau. Parmi les industriels épinglés se trouve Nestlé Waters, propriétaire de Contrex, Hépar, Perrier et Vittel. Mais une enquête de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), menée sur une quarantaine de marques vendues en France, a montré que 30 % des eaux minérales et de source ont fait l’objet de traitements. Un comble pour ces eaux très réglementées – pas moins de trois directives européennes les encadrent. Issues de nappes souterraines, elles doivent en effet être originellement pures, tenues à l’abri de toute pollution humaine et ne subir que des traitement...
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